Actus

Acquittement d'une nourrice accusée de la mort d'un bébé


Accusée de la mort d'un bébé de 15 mois et de maltraitance sur sa sœur de 2 ans et demi alors qu'elle en avait la garde en 2008, une nourrice a été acquittée, après deux jours de procès à la cour d'assises de Pontoise. (Actu du 12/10/10)

Vendredi soir, la stupéfaction a envahi la cour d'assises de Pontoise. Accusée de la mort d'un nourrisson de 15 mois et de maltraitance sur sa sœur de 2 ans et demi, alors qu'elle en avait la garde à Argenteuil en novembre 2008, une nourrice a été acquittée dans le procès qui l'opposait aux parents des victimes.

Ecchymoses sur le visage

  • En novembre 2008, les parents de Frideline sont appelés par le mari de la nourrice qui leur annonce que leur fille est à l'hôpital car elle a régurgité son yaourt. Une fois sur place, le père de l'enfant apprend que sa fille est décédée avant même son arrivée à l'hôpital. Elle souffrait d'ecchymoses sur le visage et le corps et d'une rupture du foie qui explique le décès. La sœur aînée de la victime, âgée de 2 ans et demi, également gardée par la nourrice, a le bras cassé et des ecchymoses.
  • Pour l'accusation, la culpabilité de la nourrice ne fait aucune doute bien que cette dernière ait déclaré avoir retrouvé l'enfant écrasé sous une table du salon après s'être absentée.
  • Pour l'avocate de l'Enfant Bleu, enfance maltraitée, partie civile au procès : " Il pouvait rester des doutes sur la culpabilité concernant l'éclatement du foie à l'origine de la mort, mais en ce qui concerne les bleus relevés sur les deux petites filles, l'expert avait indiqué qu'il s'agissait de maltraitance "

Repartie libre du Tribunal

  • Au final, les deux jours de procès n'ont pas véritablement réussi à établir ce qui s'est réellement passé ce jour-là. L'avocat de la famille réclamait 10 ans de prison. Après deux ans de préventive à la maison d'arrêt pour femmes de Versailles, la jeune femme est repartie libre du tribunal. Le parquet général de Versailles a dix jours pour faire appel de cette décision.

Stéphanie Letellier